Stéphanie Rochat, Swarovski, Zurich

SRochat

  • Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi dans le Visual Merchandising Design ?

J’ai trouvé mon emploi dans le Visual Merchandising Design déjà lorsque j’étais en train de terminer mon projet de Diplôme. L’offre d’emploi avait paru sur le réseau social professionnel LinkedIn. En juin 2013, j’ai effectué divers entretiens avec Swarovski et en juillet, je recevais mon contrat pour commencer mon nouvel emploi en août. Tout cela a été très vite et je n’avais pas prévu, au départ, de partir à l’autre bout du pays mais quand on souhaite travailler dans ce domaine, je pense qu’il faut être prêt à voyager et je ne regrette pas ce choix et cette chance, car c’est une expérience particulièrement enrichissante.

  • Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que VMD chez Swarovski ?

Swarovski est une marque qui est représentée dans plus de 10’000 points de vente dans le monde, incluant des boutiques Monobrand et Multibrand qui sont gérées par la marque ou par nos partenaires. Cette grande variété de points de vente amène de fait une diversité des besoins et des attentes pour chacun de nos marchés et la particularité ici, en travaillant dans le Visual Merchandising, est de pouvoir répondre à cette demande avec un concept global applicable à tous les marchés, tout en prenant en compte les adaptations spécifiques de chacun d’entre eux.

  • Vous vivez désormais à Zurich. Quelles sont les particularités de l’emploi VMD en Suisse alémanique ?

Il est difficile pour moi de comparer avec la Suisse romande puisque je n’ai pas eu l’occasion d’y travailler dans le domaine du Visual Merchandising. Cependant, ce que je constate, c’est qu’en Suisse alémanique, il y a plus facilement des offres d’emploi dans ce domaine, notamment pour l’industrie fashion ou dans des agences de communication. Zürich, en particulier, est une ville internationale et multiculturelle qui bouge beaucoup, ce qui permet un grand brassage d’idées et d’innovations et donc, dans une certaine mesure, une source d’inspiration pour notre métier.

  • Vous travaillez quotidiennement en anglais. Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans le VMD ?

Oui, absolument. Pour travailler dans le Visual Merchandising, il est essentiel de maîtriser au moins une langue. En Suisse, si l’on souhaite travailler dans une entreprise nationale, il est préférable de parler l’allemand. Par contre, si l’on souhaite travailler dans une entreprise internationale, l’anglais devient la langue n°1. Cependant, ce que je constate, c’est que de plus en plus d’entreprises demandent la maîtrise des 2 langues et cela ne touche pas que le domaine du Visual Merchandising, mais tout emploi qui demande un contact avec l’étranger.

  • En quoi consiste votre cahier des charges ?

Je suis actuellement responsable des guidelines Visual Merchandising que nous transmettons à l’ensemble de nos marchés dans le monde entier. Je m’occupe de représenter de manière visuelle et sous format papier, mais également virtuel, les directives concernant la mise en place des produits Swarovski dans nos boutiques, ainsi que les directives qui ont été préalablement décidées en collaboration avec d’autres équipes telles que : Merchandising, Marketing Produit et Communication. En parallèle, je m’occupe du développement de notre software 3D avec lequel nous créons nos guidelines et ceci en collaboration avec l’équipe IT. Ponctuellement, je suis amenée à voyager dans nos marchés pour participer à l’ouverture de nouvelles boutiques et aussi parfois, pour donner des conférences.

  • Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?

Dans mon travail de tous les jours, je suis régulièrement amenée à utiliser un software 3D créé spécialement pour Swarovski et les cours à l’ESVMD m’ont permis d’avoir les connaissances nécessaires pour comprendre ses technicités et participer au développement de ce programme. De plus, grâce à la vision 360° que j’ai appris à développer durant les deux ans de formation, je suis capable de comprendre et gérer les projets au mieux ainsi que développer des stratégies propre à mon domaine.

  • Comment travaillez-vous avec l’international ?

Je travaille à la Centrale, ce qui signifie que nous définissons les stratégies à Zürich afin de les transmettre à nos marchés, à travers le monde. Dans chaque marché se trouve un Visual Merchandising Ambassadeur, cette personne est responsable d’appliquer les directives reçues par la Centrale directement pour son propre marché. Je suis donc très régulièrement en contact avec ces Ambassadeurs, notamment lorsque j’envoie un nouveau VM guideline à des périodes déterminées, mais également tout au long de l’année pour s’assurer que les stratégies définies soient bien comprises et appliquées sur le terrain.

  • Comment voyez-vous votre avenir ?

A moyen terme, j’ai pour objectif de vivre une nouvelle expérience professionnelle à l’étranger. Travaillant actuellement à la Centrale, j’ai une vision très globale du fonctionnement de nos marchés et dans l’idéal, je souhaiterais aller travailler pour un de nos marchés afin de mieux comprendre ses spécificités. Etre au cœur d’un marché me permettra également de me trouver plus proche de notre consommateur et ceci afin de mieux le comprendre et répondre à ses besoins et attentes.

  • Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?

Un diplômé ESVMD arrive sur le marché avec un bagage général, mais pour un domaine très spécifique. En effet, peu importe s’il décide de s’orienter dans un métier qui demande des aptitudes créatives ou plutôt stratégiques, durant sa formation, il aura acquis toutes les bases nécessaires solides qui lui permettront de conduire des projets dans leur intégralité. Je pense que la plus grande richesse d’un Diplômé ESVMD, c’est d’avoir développé, durant la formation, une vision globale du métier tout en gardant un œil critique et professionnel.