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Lucie Bühlmann, Visual Merchandising Designer chez Montres Breguet

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Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Lucie Bühlmann, j’ai 23 ans et suis une ancienne étudiante de l’ESVMD. Après avoir effectué une formation accélérée de décoratrice, j’ai poursuivi mes études en Visual Merchandising Design, alors terminées en juillet 2015. Après avoir obtenu mon diplôme, je suis partie en séjour linguistique et culturel en Chine pour prendre des cours de mandarin à l’Université des langues et de la culture de Pékin. C’est pendant ce laps de temps que j’ai pu trouver mon premier emploi en tant que Visual Merchandising Designer, chez Montres Breguet à la Vallée de Joux.

Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi ?
 
C’est en me rendant sur le site Jobup. ch que j’ai pu trouver l’annonce de mon employeur en février 2015. J’ai ensuite eu un entretien et effectué une journée d’essais, pour débuter mon poste chez Breguet en octobre de la même année.

Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que VMD dans la haute horlogerie ? 
Breguet est une référence en matière de haute horlogerie. Pour travailler en temps que VMD au sein d’une marque de prestige, il faut tout d’abord avoir un attrait particulier pour l’histoire de la marque, ainsi que pour son image. Il est important de s’imprégner du monde horloger pour concevoir et réaliser des projets avec beaucoup de soins et de précision.
Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans ce secteur ?
Il est très important de maîtriser plusieurs langues dans ce secteur, car nous travaillons tous les jours à l’international.
En quoi consiste votre cahier des charges ?
En tant que Visual Merchandisind Designer chez Breguet, nous sommes les garants de la bonne présentation des pièces, visuels ou encore décorations en vitrines, dans les différents points de vente de la marque. Notre cahier des charges est donc très varié:
– Conception des décorations saisonnières ou spéciales pour toutes les boutiques de la marque dans le monde entier. Suivi fournisseurs et logistique pour la production et l’envoi des décors worldwide.
– Réalisation de projets sur mesure (PLV, visuels, displays) pour nos boutiques ou nos détaillants ou lors d’événements spéciaux.
– Mise en place des vitrines, de la PLV et des valeurs lors de différents événements.
– Mise en place des décorations saisonnières dans nos différents points de vente en Suisse.
– Conception de nouveaux supports de PLV, displays, articles promotionnels, packaging, etc.
– Suivi et correction du merchandising en vitrines dans nos différents marchés.
– Élaboration des outils d’informations merchandising pour nos marchés à l’international.
– Préparation de la PLV et mise en place des valeurs à BaselWorld. Accueil et renseignement sur le stand de la marque, lors de la foire.
Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?
J’applique principalement ce que j’ai pu apprendre des différents outils informatiques, tels que la suite Adobe. J’utilise aussi la méthodologie enseignée lors de ma formation pour l’élaboration de nouveaux projets.
Les différents partenariats et plus particulièrement celui que nous avons eu avec une marque de luxe chinoise, m’ont permis de mieux comprendre les différents marchés avec lesquels je travaille tous les jours, ainsi que leur culture, leur façon de communiquer et de vendre, qui ne sont pas partout les mêmes.
La gestion de projets et les cours de budgétisation sont aussi des points qui m’ont permis de m’adapter plus facilement à mon cahier des charges.
Travaillez-vous avec l’international ?
Nous avons tous les jours des échanges avec nos différents marchés, que ce soit en Asie, en Russie, aux USA ou encore avec différents pays d’Europe.
Comment voyez-vous votre avenir ?
J’espère pouvoir apprendre encore beaucoup du domaine de l’horlogerie pour acquérir des compétences variées, qui puissent me permettre d’évoluer en m’offrant de nouvelles opportunités dans le monde du travail.
Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?
Je pense qu’un diplômé en ESVMD est une personne avec des compétences variées, qui lui permettent d’être très polyvalent. Il est surtout très habile avec les logiciels informatiques, a aussi une vraie méthode de travail et possède un grand sens de l’esthétique.
Que retenez-vous de votre cursus au sein de l’ESVMD ?
Je retiens beaucoup des projets réels que nous avons eu avec différents partenaires de renom. Cela m’a permis de me plonger dans le monde professionnel et ses exigences. Je retiens beaucoup de choses des workshop que nous avons eus à l’étranger, ainsi que des différents enseignements apportés par nos intervenants.

Sonia Kaya, TISSOT

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Je m’appelle Sonia Kaya j’ai 26 ans et suis originaire du canton de Genève. J’ai terminé la formation ESVMD en 2014 et aujourd’hui, je suis International Visual Merchandising Designer et Coordinator pour la marque horlogère Tissot. 

Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi ?

J’ai trouvé ce poste grâce à un site d’annonces d’emploi en ligne sur lequel j’ai directement envoyé ma candidature. Par la suite, deux agences de recrutement m’ont contactée pour ce poste mais ayant déjà postulé par moi-même, je ne pouvais pas passer par eux.

Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que VMD dans l’horlogerie ?

Premièrement la marque Tissot ne rentre pas vraiment dans la catégorie « haute horlogerie » (Tissot fait partie du milieu de gamme chez Swatch Groupe).  Les spécificités à travailler dans l’horlogerie en tant que VMD sont tout d’abord d’avoir un attrait pour l’univers des montres, ainsi que du luxe. Il y a des connaissances techniques dont il faut s’imprégner afin de connaître au mieux le produit que l’on veut mettre en avant. Enfin, il y a tout un vocabulaire de base horloger à savoir.

Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans ce secteur ? 

Le fait de connaître plusieurs langues est vraiment une plus-value dans ce domaine ! Ayant un poste à l’international, je n’ai pas eu le choix que d’arriver avec un bon bagage d’anglais…

En quoi consiste votre cahier des charges ?

-Être responsable des visuels sur les points de vente du monde entier en les adaptant à chaque pays.

-Être responsable de la création des environnements promotionnels pour l’international ( vitrines ).
-Développer et assurer le suivi des design d’écrins spécifiques de montres.
– Créer les outils de formation et d’information merchandising worldwide.

-Mettre à jour le portail merchandising extranet de la marque.

Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?

Les contenus de cours vus en ESVMD sont appliqués de manière concrète principalement à l’aide des outils informatiques tel que In Design, Photoshop et Illustrator que j’utilise beaucoup lors de la création d’un brief promotionnel ou d’un visuel. De plus, cette formation m’a appris à appliquer une bonne méthodologie dans mon travail afin d’être structurée et organisée dans mes démarches (gestion de projet, recherches de visuels, informations diverses, marche à suivre ). 

Travaillez-vous avec l’international ?

Oui, je travaille avec une trentaine de pays, principalement avec la Russie et la Chine.

Comment voyez-vous votre avenir ?

Je pense que je n’arriverai plus à quitter le milieu horloger. C’est vraiment le secteur auquel je porte un réel intérêt. Donc, j’espère pouvoir me perfectionner dans celui-ci en voyageant et en rencontrant des gens.

Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?

Les compétences spécifiques qu’un diplômé ESVMD possède sont très variées et très riches! La polyvalence et une très bonne culture générale permettent de travailler dans des domaines très différents ! De plus, Le diplômé ESVMD possède un regard très artistique mais également de très bonnes connaissances marketing, ce qui est une grande force.

 

 

Aude Bally, QOQA

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Qui êtes-vous ?
Je m’appelle Aude, j’ai 24 ans et je suis actuellement employée chez QoQa.ch. Après un diplôme en option artistique, je me suis dirigée vers un CFC de décoratrice. Une fois mon CFC en poche, j’ai entrepris la formation de visual merchandiser designer en 2 ans.
J’ai ensuite voyagé quelques mois aux USA pour perfectionner mon anglais directement après mon diplôme.  J’ai eu la chance d’être engagée chez QoQa.ch lors de mon retour dans un premier temps comme « graphiste ».
  • Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi ?

Une amie m’a partagé une annonce parue sur QoQa.ch. L’entreprise recherchait un(e) bloggeur culinaire pour son shop Qooking.ch. Il s’agissait d’un post pour la rédaction culinaire avec une partie photographie ainsi que pour le développement du concept autour de la gastronomie. Après un stage et entretiens, l’équipe m’a dirigée et engagée dans un premier temps comme graphiste pour QoQa.  Quelques mois plus tard, je me suis greffée à la team Qooking pour la partie communication, développement de projets, et gestion des réseaux sociaux.

  • Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que Community manager ?

Pour ma part, il s’agit d’un post très polyvalent et diversifié. Je m’occupe du développement du shop pour la partie communication, propositions de nouveaux concepts ainsi que la gestion des réseaux sociaux. Je peux autant faire de l’analyse pour nos statistiques social media, que du graphisme pour des visuels, ainsi que de l’organisation d’événements relatives à mon shop, conception de vidéos, photos, présentations, et contacts fournisseurs pour la création de goodies, design de produits, etc. J’ai également un contact constant avec la « communauté » afin de lui proposer le plus possible de nouveaux contenus pertinents relatif au monde culinaire.

  • Quelles sont les particularités d’un job chez Qoqa ?

Je dirais que la particularité de mon job est la diversité. Il s’agit d’une entreprise jeune, dynamique et innovante en constante recherches de nouveau concepts et produits. J’ai la chance d’avoir beaucoup de liberté de création et une excellente ambiance de travail qui mélange fun et innovation. Mon patron est un vrai entrepreneur toujours à l’affût des dernières nouveautés et du concept qui sortira de l’ordinaire. Les nouvelles idées sont toujours les bienvenues et même très appréciées. Il essaie toujours d’utiliser nos compétences pour participer à un projet, même si celles-ci ne correspondent pas forcément à notre post de base. Il est intéressant d’avoir un aperçu des différents corps de métier chez QoQa. Je dirais que c’est l’idéal lorsque que l’on est créatif. Chaque jour est différent et j’ai la chance de pouvoir « naviguer » dans beaucoup de domaines différents ainsi que de découvrir l’élaboration de concepts totalement inédits.

  • Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans la communication ?

Je pense qu’il s’agit d’un réel atout. Je m’en sert beaucoup pour l’utilisation de programmes de social media, articles, contacts clients etc.

  • En quoi consiste votre cahier des charges ?

Voir les spécificités de community manager.

  • Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?

Je dirais que ce qui me sert le plus des cours de L’ESVMD est la diversité de nos divers mandats afin de répondre à une problématique définie et précise.  J’applique également les contenus de recherches de tendances ainsi que la sociologie qui sont très importants pour de nouveau concepts. le côté graphisme me sert également beaucoup.

  • Travaillez-vous avec l’international ?

Oui (salons, fournisseurs, clients…)

  • Comment voyez-vous votre avenir ?

Pour l’instant j’espère pouvoir rester chez QoQa. Son évolution est perpétuelle et sa croissance importante. J’ai la chance d’apercevoir une multitude de petits concepts qui naissent au sein de l’entreprise. (nouveaux concepts, start-up innovantes) Pourquoi pas un jour pouvoir proposer ou participer à un projet plus important.

Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?

Je dirais de pouvoir rapidement analyser une thématique, mandat, besoin pour proposer une solution efficace et polyvalente selon les attentes d’un client.

Lou Fery, DGT, Paris

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  • Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi dans le Visual Merchandising Design ?
J’ai rencontré mon employeur actuel, Tsuyoshi Tane, lors de la présentation des travaux de fin d’études de ma promotion, où il était l’un des membres du jury. Lors du debrief suite à la soutenance le contact est bien passé, son feedback était très positif mais je n’imaginais alors pas pouvoir travailler pour lui un jour. Bien que profondément admirative du travail de l’agence d’architecture DGT (découvert à l’occasion d’une visite du Salon Mondial de l’Horlogerie Baselworld sur le stand de la marque japonaise Citizen), je pensais que seul un diplôme d’architecte pouvait m’en ouvrir les portes.
Suite à l’obtention de mon diplôme, j’ai  travaillé durant quelques mois comme polydesigner 3D à Globus Genève. Je poursuivais alors des recherches d’emploi en parallèle et c’est ainsi sur conseil de Mme Beeler que j’ai recontacté mon futur employeur. Après quelques échanges d’e-mails et mois de battement je me suis rendue à Paris pour ce que je pensais être une simple visite de l’agence, mais Tsuyoshi Tane m’a à cette occasion proposé un emploi, avec effet au 1er juillet 2015.
  • Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que VMD chez DGT ?
Travailler chez DGT constitue pour moi un apport inestimable tant les nouvelles compétences à intégrer et développer sont nombreuses. La diversité des projets est une première spécificité: bâtiments, scénographies ou design d’objet, projets «commerciaux» pour des marques horlogères telles que Citizen ou Piaget, commandes privées ou encore dimension culturelle. Je travaille ainsi depuis quelques mois sur un projet de scénographie pour une exposition d’œuvres de la collection du Centre Pompidou en parallèle avec deux projets pour la marque Citizen.
Par ailleurs, au-delà de l’aspect technique inhérent à la profession d’architecte, la spécificité de DGT consiste à mes yeux en l’approche sensible déployée lors la phase de conceptualisation, mais aussi au travail de recherche effectué en amont. Abstraite et libre, cette étape s’apparentant à une quête de sens m’intéresse tout particulièrement. Elle consiste à croiser les données, chercher dans toutes les directions et dans une pluralité de domaines (physique, biologie, sociologie, histoire de l’art, littérature, …).  Mettre en relation des informations n’ayant à première vue aucun rapport entre elles permet de «nourrir» le projet, de lui apporter davantage de profondeur.
DGT représente ainsi une structure me permettant à la fois d’acquérir des techniques et méthodes concrètes de développement d’un projet mais aussi de jouer d’idées et d’abstractions, alimentant ainsi une recherche personnelle.
  • Vous vivez désormais à Paris. Quelles sont les particularités de l’emploi VMD dans les métropoles françaises ?
Je ne crois pas avoir aujourd’hui le recul nécessaire pour juger des spécificités de l’emploi VMD dans les métropoles françaises. J’imagine simplement que l’offre y est peut-être plus riche en opportunités qu’en Suisse romande. Je ne pourrais donc que conseiller aux futurs diplômés d’élargir le champ géographique de leurs recherches…
  • Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans le VMD ?
Cela me paraît en effet essentiel dans ce secteur d’activité: des échanges quotidiens avec l’international le requièrent. Au sein même des équipes de travail la tendance à la mixité ne va pas aller en s’inversant, une bonne maîtrise de l’anglais est donc indispensable, et celle d’autres langues un indéniable plus.
  • En quoi consiste votre cahier des charges ?
Les équipes de travail sont formées par notre employeur et réparties sur les différents projets en cours (une quinzaine en moyenne). Les tâches sont ensuite distribuées selon les prédispositions respectives et talents de chacun. Le travail en équipe prend alors tout son sens lorsque des personnalités complémentaires conjuguent leurs forces pour le développement d’un projet.
Une des caractéristiques du travail en agence d’architecture est l’importance donnée aux tests dits « physiques ». En amont ou en parallèle du dessin assisté par ordinateur (DAO), de nombreuses maquettes en carton plume ou en mousse cellulaire sont réalisées pour travailler les volumes. Nous utilisons également de nombreux autres matériaux, pour le design d’objet notamment ou faisons parfois réaliser ces tests par des entreprises extérieures.
Si je prends part à de nombreuses étapes de développement des projets, j’interviens en grande partie pour produire des images 2D (collages, montages, …) ou 3D, mais aussi pour effectuer des recherches et des propositions de concepts. Ce sont d’ailleurs là les étapes du projet qui m’enthousiasment le plus! Je prépare également les books de présentation pour les clients, il est d’ailleurs prévu pour 2016 que je m’attèle à la redéfinition de la charte graphique de l’agence.
  • Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?
J’utilise quotidiennement les logiciels de la suite Adobe et fréquemment le logiciel 3D Blender. Les méthodes de recherche et de développement d’un projet acquises au cours des deux années de formation ESVMD me sont également très précieuses.
Je crois enfin qu’aucune connaissance n’est inutile et que de nombreux autres acquis influencent mon processus de travail.
  • Comment travaillez-vous avec l’international ?
Si chacun des projets réalisés à l’agence possède bien souvent un lien avec le Japon, ils sont néanmoins réalisés dans différentes et parfois nombreuses régions du monde (pour les projets en cours: France, Suisse, Italie, États-Unis, Estonie, et bien sûr Japon).
Le suivi de projet auprès du client (puis du constructeur) est bien évidemment une part essentielle du processus de travail. Des compétences telles que la diplomatie, la rigueur et la persévérance sont alors essentielles afin de faire respecter le projet et concilier les attentes et contraintes de chacun.
  • Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?
À mes yeux, l’atout principal de cette formation consiste en la pluralité de compétences qu’elle développe. Un diplômé ESVMD possède des outils lui permettant, avec de la volonté, d’ouvrir les portes de nombreuses professions, d’approfondir et de se spécialiser dans tel ou tel domaine en fonction de ses intérêts propres.
Des notions de 3D, de design d’objet, de graphisme, de neuromarketing, de webdesign, de sociologie ou encore de sémiologie se révèlent des alliées précieuses dans de nombreuses situations professionnelles. De même, l’accent mis sur les présentations et défenses orales de projet permet une certaine aisance et assurance, toujours à cultiver certes, mais néanmoins essentielles lors de rencontres avec des clients ou d’un entretien d’embauche. Il s’agit ensuite de croire aux candidatures spontanées et en sa valeur personnelle.
  • Comment voyez-vous votre avenir ?
Si je n’ai pas d’idée précise de la direction que je souhaite donner à mon avenir, j’ai le sentiment d’en ressentir aujourd’hui certaines inflexions.
J’ai tout d’abord le souhait de ne jamais cesser d’apprendre, d’évoluer et d’interroger le monde dans lequel j’évolue. C’est également de façon nette que la pratique artistique m’apparaît comme une finalité tant l’attraction qu’elle exerce sur moi est puissante. Ces différents aspects de ma personnalité trouvent une résonance particulière dans le travail de l’artiste Olafur Eliasson, qui considère le questionnement et le processus parfois plus intéressants que la réponse elle-même.
Ce que je considérais jusqu’alors comme une tendance à l’éparpillement m’apparaît aujourd’hui cohérent. Je considère en effet que l’intelligence n’est pas figée mais multiple, mouvante, évolutive et se nourrit de liberté. La possibilité de rendre poreuses les frontières entre différentes disciplines m’intéresse éminemment, je crois ainsi en l’existence d’un point où sciences et spiritualité se rencontrent. S’en approcher, l’étudier, le comprendre, le ressentir, le transmettre enfin sous forme d’idées ou d’émotions à travers un moyen d’expression qu’il soit visuel, scénique ou littéraire sous-tend ma démarche professionnelle et artistique.
Ce ne sont là que des pistes de réflexion et je suis consciente de l’étendue du chemin à parcourir mais j’ai l’envie de croire en cette citation de l’artiste Chris Marker: «Le hasard a des intuitions qu’il ne faut pas prendre pour des coïncidences.» Ainsi, quelques rencontres précieuses de même que l’attachement à certaines valeurs ou encore différents intérêts agissant comme des pôles attractifs influencent je crois la trajectoire d’une existence que je souhaite perpétuellement en recherche, en mouvement.

Stéphanie Rochat, Swarovski, Zurich

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  • Comment et quand avez-vous trouvé votre emploi dans le Visual Merchandising Design ?

J’ai trouvé mon emploi dans le Visual Merchandising Design déjà lorsque j’étais en train de terminer mon projet de Diplôme. L’offre d’emploi avait paru sur le réseau social professionnel LinkedIn. En juin 2013, j’ai effectué divers entretiens avec Swarovski et en juillet, je recevais mon contrat pour commencer mon nouvel emploi en août. Tout cela a été très vite et je n’avais pas prévu, au départ, de partir à l’autre bout du pays mais quand on souhaite travailler dans ce domaine, je pense qu’il faut être prêt à voyager et je ne regrette pas ce choix et cette chance, car c’est une expérience particulièrement enrichissante.

  • Quelles sont les spécificités relatives au fait de travailler en tant que VMD chez Swarovski ?

Swarovski est une marque qui est représentée dans plus de 10’000 points de vente dans le monde, incluant des boutiques Monobrand et Multibrand qui sont gérées par la marque ou par nos partenaires. Cette grande variété de points de vente amène de fait une diversité des besoins et des attentes pour chacun de nos marchés et la particularité ici, en travaillant dans le Visual Merchandising, est de pouvoir répondre à cette demande avec un concept global applicable à tous les marchés, tout en prenant en compte les adaptations spécifiques de chacun d’entre eux.

  • Vous vivez désormais à Zurich. Quelles sont les particularités de l’emploi VMD en Suisse alémanique ?

Il est difficile pour moi de comparer avec la Suisse romande puisque je n’ai pas eu l’occasion d’y travailler dans le domaine du Visual Merchandising. Cependant, ce que je constate, c’est qu’en Suisse alémanique, il y a plus facilement des offres d’emploi dans ce domaine, notamment pour l’industrie fashion ou dans des agences de communication. Zürich, en particulier, est une ville internationale et multiculturelle qui bouge beaucoup, ce qui permet un grand brassage d’idées et d’innovations et donc, dans une certaine mesure, une source d’inspiration pour notre métier.

  • Vous travaillez quotidiennement en anglais. Est-il essentiel actuellement de maîtriser plusieurs langues pour travailler dans le VMD ?

Oui, absolument. Pour travailler dans le Visual Merchandising, il est essentiel de maîtriser au moins une langue. En Suisse, si l’on souhaite travailler dans une entreprise nationale, il est préférable de parler l’allemand. Par contre, si l’on souhaite travailler dans une entreprise internationale, l’anglais devient la langue n°1. Cependant, ce que je constate, c’est que de plus en plus d’entreprises demandent la maîtrise des 2 langues et cela ne touche pas que le domaine du Visual Merchandising, mais tout emploi qui demande un contact avec l’étranger.

  • En quoi consiste votre cahier des charges ?

Je suis actuellement responsable des guidelines Visual Merchandising que nous transmettons à l’ensemble de nos marchés dans le monde entier. Je m’occupe de représenter de manière visuelle et sous format papier, mais également virtuel, les directives concernant la mise en place des produits Swarovski dans nos boutiques, ainsi que les directives qui ont été préalablement décidées en collaboration avec d’autres équipes telles que : Merchandising, Marketing Produit et Communication. En parallèle, je m’occupe du développement de notre software 3D avec lequel nous créons nos guidelines et ceci en collaboration avec l’équipe IT. Ponctuellement, je suis amenée à voyager dans nos marchés pour participer à l’ouverture de nouvelles boutiques et aussi parfois, pour donner des conférences.

  • Comment appliquez-vous concrètement les contenus de cours vus en ESVMD ?

Dans mon travail de tous les jours, je suis régulièrement amenée à utiliser un software 3D créé spécialement pour Swarovski et les cours à l’ESVMD m’ont permis d’avoir les connaissances nécessaires pour comprendre ses technicités et participer au développement de ce programme. De plus, grâce à la vision 360° que j’ai appris à développer durant les deux ans de formation, je suis capable de comprendre et gérer les projets au mieux ainsi que développer des stratégies propre à mon domaine.

  • Comment travaillez-vous avec l’international ?

Je travaille à la Centrale, ce qui signifie que nous définissons les stratégies à Zürich afin de les transmettre à nos marchés, à travers le monde. Dans chaque marché se trouve un Visual Merchandising Ambassadeur, cette personne est responsable d’appliquer les directives reçues par la Centrale directement pour son propre marché. Je suis donc très régulièrement en contact avec ces Ambassadeurs, notamment lorsque j’envoie un nouveau VM guideline à des périodes déterminées, mais également tout au long de l’année pour s’assurer que les stratégies définies soient bien comprises et appliquées sur le terrain.

  • Comment voyez-vous votre avenir ?

A moyen terme, j’ai pour objectif de vivre une nouvelle expérience professionnelle à l’étranger. Travaillant actuellement à la Centrale, j’ai une vision très globale du fonctionnement de nos marchés et dans l’idéal, je souhaiterais aller travailler pour un de nos marchés afin de mieux comprendre ses spécificités. Etre au cœur d’un marché me permettra également de me trouver plus proche de notre consommateur et ceci afin de mieux le comprendre et répondre à ses besoins et attentes.

  • Selon vous, quelles sont les compétences spécifiques que possède un Diplômé ESVMD ?

Un diplômé ESVMD arrive sur le marché avec un bagage général, mais pour un domaine très spécifique. En effet, peu importe s’il décide de s’orienter dans un métier qui demande des aptitudes créatives ou plutôt stratégiques, durant sa formation, il aura acquis toutes les bases nécessaires solides qui lui permettront de conduire des projets dans leur intégralité. Je pense que la plus grande richesse d’un Diplômé ESVMD, c’est d’avoir développé, durant la formation, une vision globale du métier tout en gardant un œil critique et professionnel.